En Marche… vers l’abîme!

Le nouveau président de la République s’est engagé pendant la campagne électorale à ouvrir la P.M.A. (Procréation médicalement assistée) aux couples de femmes homosexuelles et aux femmes célibataires. Il a déclaré qu’il suivrait l’avis du Comité Consultatif National d’Éthique. Il se trouve que ce dernier l’a rendu ces jours-ci en se déclarant favorable à cette extension de la PMA, qui était réservée jusqu’alors aux couples hétérosexuels pour raisons médicales. Il faut noter qu’une partie non négligeable du comité (un quart semble-t-il) a marqué son désaccord avec cet avis qui appelle plusieurs réflexions et remarques :

1° C’est une révolution qui est ainsi engagée, révolution prévue par les opposants au « mariage homosexuel ». La procréation est dissociée du couple homme-femmes, père-mère, pour être livrée à la technique et au désir individuel d’enfant. C’est la constitution même de la société qui est ainsi déstructurée. L’humanité se fait créatrice d’elle-même sans limites, balayant la tradition fondée sur l’ascendance.

2° L’enfant n’est plus celui qu’on accueille, fruit de l’union de deux personnes. Il devient celui qu’on fabrique en laboratoire. Il est un objet qu’on peut revendiquer. Comment un comité qui rend de tels avis, peut-il revendiquer le mot : éthique ?

3° Nous assistons, impuissants, au triomphe terrifiant de la technique, triomphe prévu par Heidegger lorsqu’il utilisait le terme « Gestell » pour parler de l’arraisonnement de l’homme par la technique. L’humanité se livre elle-même à l’esclavage conjoint du désir égoïste et de la science. La justification qui est donnée par les acteurs de cette farce tragique se réfère à l’État-Providence qui porte bien son nom. La P.M.A. va être présentée comme une œuvre de solidarité et être remboursée par la sécurité sociale ! Le délire va être payé par les Français, qu’ils soient d’accord ou pas…

4° Un discours de vérité n’est plus possible à partir du moment où les limites sont franchies, où l’humanité sexuée de l’homme : Homme-femme, est niée. La meilleure preuve est qu’on invoque le droit à l’enfant, droit qui n’existe pas. Il y a des droits de l’enfant, pas de droit à l’enfant.

On attend de l’épiscopat français une réaction forte…  Se produira -t-elle ?

Jacques Rollet, théologien et politologue.

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